TIRUVANNAMALAI - PUDUCHERRY (Pondichery)

l
29/11/2008 - Pays : Inde - Imprimer ce message Syndication :

Le centre de Tiruvannamalai est embouteillé, même les scooters ont du mal. Dans la rue qui passe devant le temple principal, en plus des légions de bus, de camions, d’auto rickshaw, d’autos, fumants et klaxonnants, des charrettes-poubelles  sont laborieusement tirées par des vaches, mais, plutôt que de tirer leur charge, celles-ci en profitent pour fouiller dans les ordures et y trouver de quoi se régaler ; quatre immenses chariots de procession dont les roues sont plus grandes que moi y sont parqués. J’allais oublier les chars à bras des marchands de bananes qui attendent le client.

 

Les abords de l’entrée du temple est le lieux de rassemblement de tous les déshérités du coin : sous l’allée monumentale couverte qui mène à l’entrée, les maux de l’humanité s’exhibent avec fierté, et parfois agressivité. Le moignon, la blessure purulente, la folie, l’enfant aux yeux creux sont mis en avant, dans l’espoir de surprendre l’attention du dévot ou du pèlerin.

 

Donner son âme aux dieux et ses sous aux pauvres ?

 

Je confie mes chaussures à une marchande de bougies et de colliers de fleurs, accroupie derrière ses paniers dans l’allée boueuse.

 

Le temple est composé de trois rectangles concentriques, le plus grand faisant bien 1 km x 0,5 km. Il y a un gopuram au milieu de chaque coté, ceux de l’extérieur étant gigantesques. Il faut les franchir, par de grands porches très décorés de sculptures, puis traverser de grands espaces, et en passant honorer Nandi, le taureau sacré. Dans une sombre chapelle, un prêtre ( ?) étale de la poudre blanche sur le front, moyennant obole. Sous un des gopuram, un éléphant bénit en caressant avec sa trompe la tête des gens qui lui ont donné de quoi grignoter. Il accepte même les sous qu’il donne aussitôt à celui qui le cornaque.

 

Des singes s’ébattent en liberté, mais pas de chiens errant, ni de vaches…

 

Un des bâtiments propose de nombreux services religieux : les tarifs vont de 75 Rp (l’inscription du mariage) à13 000 Rp pour un rite particulier.

 

Le rectangle du centre contient le sanctuaire : une antichambre avec le pilier doré, puis le sanctuaire proprement dit : il y est interdit de photographier. Ici, la côte du darshan est à la baisse : deux queues, une pour les gratuits, et l’autre c’est 20 Rp pour  que la resquille devienne un droit.

 

La plupart des gens sont habillés normalement, mais certains sont torse nu, le pagne relevé et noué à la ceinture, marchant d’un pas décidé vers le lieu du darshan.

 

Le défilé est assez maigre, car il est encore tôt (9h). Au fin fond  bien sombre du sanctuaire les officiants apposent de la poudre sur le front des dévots. Une fois décorés, les dévots retournent dans l’antichambre, faire en trottant plusieurs fois le tour d’une chapelle ( ?), abritant des statuettes de divinités, dont ils caressent les piliers de granit noir mais brillants car enduits de ghee.

 

A la sortie, récupération des chaussures : le nombre des mendiants a augmenté, et les sâdhus s’agglutinent entre eux .

 

Recherche d’un cyber : on m’en indique un en face du commissariat de police. C’est par une toute petite porte qu’on y  accède, et à l’étage, il y  a une petite salle. La fille ne me demande pas mes papiers, mais reste derrière moi tout le temps que je pianote !

 

Midi, une grosse averse noie la gare routière.

 

Difficile d’avoir des renseignements fiables sur les horaires de bus pour Pondichéry (ici on dit Puducherry) 1h, 1h30 ? Je casse la croute d’un riz sur une feuille de banane. Le patron de l’hôtel demande à un de ses aides de me porter ma valise jusqu’à la gare routière, qui, bien qu’à une centaine de mètres, est noyée sous d’énormes flaques d’eau.

 

L’autocar qui part dans une heure est à quai et je me choisis une bonne place, car j’ai du travail :  je dois réparer mes lunettes dont un verre est tombé ! Le conducteur est sympa avec les voyageurs qui arrivent petit à petit : il met un DVD. Je ne le vois pas car la télé est au dessus de ma tête, mais que j’entends très bien.

 

La fille qui proposait ses samossas aux voyageurs, s’est assise, plateau de samossas sur les genoux et regarde le film, hypnotisée.

 

Encore une grosse averse.

 

Sur la route il y a des traces assez voyantes de la tornade qui a eu lieu il y a trois jours : arbres arrachés, quelques maisons dans l’eau.

 

Plusieurs Logan Renault Maharti nous dépassent (sont elles fabriquées en Inde ??)

 

A la gare routière de Pondichéry, je prends quelques renseignements et on me dit que la route de Tanjore est coupée. Zut, c’est là  où je voulais aller !

 

Je choisis un hôtel un peu à l’extérieur du centre colonial, dans un quartier pas très sympa, mais l’intérieur de la maison est bien bien, vieillot à souhait et une grande chambre propre et meublée, peut être un peu chère (650 Rp) mais il faut bien se faire plaisir de temps en temps !

 

Il reste une heure avant le coucher du soleil que je mets à profit pour me promener le long du front de mer. La foule du samedi vient y prendre l’air, et je crois tous les touristes aussi car il y en a pas mal.

 

Resto végétarien : encore un dosai, mais aux épinards cette fois-ci, et un uppadam à la tomate.

 

 

 

 

 



Etapes :
Tiruvann?malai
Pondicherry

Imprimer ce message

Syndication :

Jean Paul C


Dans ce carnet

Connection

Newsletter / Suivi

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)