RIBEIRO FRIO - BAIXO – BALCOES

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06/03/2018 - Pays : Portugal - Imprimer ce message Syndication :

Réveil vers 7h30. Il fait à peine jour. Il a plu et venté toute la nuit. En regardant dehors, tout est gris et brumeux. On ne se presse pas ! On en profite pour se mettre à jour du blog et autres. Le rôti de porc pour ce soir est mis à mijoter. Bref, on glandouille ! On piquenique à la maison et, ô miracle ! le ciel se dégage !

On décide alors de coupler deux petites randos au départ de Ribeiro Frio (= rivière froide). C’est un site perché dans la montagne où se tient la maison forestière du parc national, sur l’ancienne route de Santana à Funchal. Comme c’est encore sur le versant nord de la montagne, le ciel devrait être plus dégagé qu’au sud. En effet, le l’air marin habituel vient du sud : lorsqu’il aborde le versant sud, il se refroidit en prenant de l’altitude, l’humidité se transforme en nuées, il pleut. L’air moins humide passe la crête et redescend sur la face nord en se réchauffant, faisant disparaître les nuées. C’est ainsi que la rive nord de l’île est réputée pour être la plus ensoleillée. Cependant, nos hôtes nous ont expliqué hier soir que les tornades étaient de plus en plus nombreuses ces dernières années : la semaine dernière, il y a eu un mini cyclone assez destructeur.

À Ribeiro Frio, on gare la voiture assez facilement au pied du café John’s Poncha. Mais je suppose que par les jours de vrai beau temps, ça doit être un casse-tête pour trouver une place. On suit les itinéraires Rother 20 puis18. La première boucle débute par une prise d’eau pour une levada. Il faut expliquer ici ce que sont les levadas. Ce sont des canaux creusés à flanc de montagne et destinés à l’irrigation de terres accrochées de façon improbable. Les parcelles sont soigneusement cultivées la plupart du temps à l’huile de coude. La terre, produit de la décomposition des roches volcaniques, est très fertile. Souvent, les levadas sont bordées d’un sentier nécessaire pour leur entretien, ce qui permet aux randonneurs d’accéder sans difficulté au cœur de la montagne car il y a peu de dénivelées ! Parfois il y a des tunnels !

On suit donc la levada qui mène à Portello : beau chemin, belle végétation, belles chutes d’eau, beaux points de vue vers la côte nord. Au bout d’une petite heure, on quitte cet itinéraire et on emprunte une levada qui semble désaffectée. Petite montée, quelques désagréments suite à la rupture de la levada qui en amont perd ses eaux suite à un effondrement. On arrive à la source de cette levada, un petit bassin perdu dans les cascades et la végétation. Un chemin nous mène sur un grand plateau herbeux, Baixa. La brume a envahi ces hauteurs et on voit à peine la ferme aux bâtiments désaffectés. On trouve sans difficulté l’antique chemin empierré qui descend vers Ribeiro Frio. Les empierrements sont très caractéristiques car ils sont façonnés de sorte qu’à chaque pas, le pied s’appuie comme sur une marche, bien que ce ne soient pas des marches, mais de petits bombements. La brume est remplacée par des séquences de pluie fine.

On arrive après 2h30 à la maison forestière où des hommes s’affairent autour de bassins d’élevage de truites. On observe les différents bassins qui hébergent les poissons en fonction de leur âge, les plus jeunes en amont.

Petite pause à la voiture et on reprend le chemin large et facile qui mène en 20 minutes aux balcoes (= balcons). On suit une levada plus ou moins obstruée par des branchages tombés suite à la tempête. S’agissant de branches de pins, ça donne un parfum de noël à la promenade. Le ciel s’est dégagé et on a droit à quelques fugitives trouées de soleil…

Les balcons surplombent une profonde vallée qui mène au village de Faial, et font face aux plus hautes montagnes de l’île : Pico Ruivo (1862m) et  Pico Arieiro (1818). Si les cimes accrochent encore les nuées, la vue sur la vallée est magnifique et on voit jusqu’au Penha de Aguia qu’on a grimpé hier.

Pour visualiser cette randonnée, suivre le lien : https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/ribeiro-frio-baixo-balcoes-23084172

On reprend la voiture direction Funchal, pour rallier le magasin de sport afin d’y trouver des chaussures légères en remplacement des godillots crottés une fois arrivés à la maison. La route grimpe à travers une forêt (plantée) d’immenses pins jusqu’à atteindre la crête perdue dans la brume. La descente vers Funchal s’avère délicate. On ne voit rien à trente mètres. La route est bordée d’arbres arrachés et effondrés. Les rares voitures qui montent circulent avec leurs feux de détresse … Virages à n’en plus finir.

Arrivés sur les hauteurs de Funchal (Monte), le brouillard s’est levé, ce qui ne nous empêche pas de nous perdre un peu dans les petites rues en forte pente. Finalement, on trouve notre supermarché de sport au détour d’une ruelle, accroché à mi pente !

La nuit commence tomber lorsqu’on prend le périphérique qui mène à l’aéroport puis à Santana. Les gens sont pressés et dépassent largement les limitations de vitesse, et ce malgré le brouillard qui retombe. Lorsqu’on rentre à la maison (7h30), le grand bâtiment voisin, une piscine chauffée surmontée d’un gymnase, est bien animé : il s’y déroule un entraînement d’escrime  ! Le collège qui est de l’autre côté de la rue possède lui-aussi un grand gymnase et on entend les cris des jeunes joueurs. Les équipements sportifs de cette petite commune sont impressionnants !


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Jean Paul C


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