PRAGUE J3

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05/09/2018 - Pays : République tchèque - Imprimer ce message Syndication :

Après le copieux petit-dej, on fait quelques emplettes en vue d’un pique-nique à midi dans une petite échoppe tenue par un Asiatique. Puis tram direct vers le pont Charles.

Les statues du pont Charles semblent moins sinistres que précédemment. Tout Prague est ensoleillé, y compris les statues noircies par le temps. Et la foule des touristes est au rendez-vous ! Au bout du pont, on tourne un film en contre-bas. Un service d’ordre disperse sans management les curieux, ce qui est assez agaçant.

Petite promenade vers la paisible ile de Kampa. On passe devant le « mur de Lennon » (en face de l’ambassade de France), où on ne distingue plus grand-chose du portrait original de l’artiste, recouvert par de nombreux tags, pas tous heureux… Pause-café à la terrasse d’une agréable auberge surplombant un petit bras de la Vltava, à côté d’un moulin à aube et d’un curieux petit personnage grimaçant assis sur le quai.

Le paisible parc de l’ile Kampa sert de pouponnière à de curieux bébés monumentaux. C’est encore une œuvre de David Černý. Mais les têtes sans visage des bébés et dont on ne comprend pas la motivation, laissent une amère impression.

Pas loin de là, un funiculaire grimpe vers les jardins Petrin. Pas de vue grandiose sur la ville, mais belle promenade autour de l’observatoire et parmi les roseraies et les allées d’un joli parc. Un petit sentier descend à travers les vergers de Seminářská zahrada, où on croque quelques pommes à peine mures. Il est temps de trouver de quoi compléter le pique-nique dans une sandwicherie de Mala Strana. On trouve quelques marches mi-ombre, mi-soleil, à l’écart du flot des touristes, dans une ruelle de la colline du château pour la pause déjeuner.

Dans ce quartier aux maisons cossues, les artistes s’en sont donnés à cœur joie pour multiplier les décors des façades. Ce qui nous a permis de faire la part entre les cariatides et les atlantes.

Notre promenade nous conduit au palais Wallenstein, actuellement le sénat tchèque. Des panneaux exposés dans les vastes jardins racontent l’histoire de la Tchéquie depuis les origines. On est entouré d’un décor un peu bizarre : de hauts murs sont « décorés » sur des dizaines de mètres par des dégoulinades de ciment, dans lesquels l’artiste a voulu voir des stalactites, parmi lesquels se cachent quelques visages, mais avec le temps, le noir et la poussière rend ce vaste tableau plutôt … kafkaïen !

Dans le bas de Mala Strana, pas loin de l’entrée du pont Charles, on s’offre un petit dessert : un tredlnik. Le tredlnik est une pâtisserie faite d’une pâte enroulée autour d’un bâton conique afin d’en faire un cornet, ensuite rôtie, puis remplie de glace ou de compote, le tout surmonté de crème chantilly. Calories + + !

Parvenus à l’extrémité du pont Charles, on trouve un bistro (Prague Beer Museum) pour étancher notre soif (ce n’est décidément pas trop difficile de trouver un bar à bière dans cette ville). La carte propose quarante bières pression différentes - difficile de faire son choix.

On se sépare en deux groupes pour les mêmes raisons qu’hier. Le groupe des randonneurs extrémistes continue la promenade le long des quais de la rive droite de la Vltava vers le sud. Les maisons majestueuses qui bordent les quais sont éclairées par les lueurs orangées de la fin d’après-midi ensoleillée, et la façade vitrée de la maison dansante brille de ses mille feux. En contrebas de la rue, sur le quai sont accostés des péniches transformées en bars à bière. Et c’est l’affluence à cette heure de sortie des bureaux. De nombreux jeunes se posent là et grignotent en vidant des chopes. La bière n’a pas l’air de leur monter à la tête !

On prolonge la promenade jusqu’au quartier de Vysehrad où l’on veut voir les maisons « cubistes ». Manque de chance, le quartier est chamboulé par des travaux. Grâce à une sympathique passante, on peut tout de même voir au coin des rues Premyslova et Neklanova une maison caractéristique aux angles acérés dits « en pointes de diamant ». On traverse le jardin du Bastion où se dressent d’étranges sculptures : des êtres humains percés de trous et aux bras qui s’enfoncent en terre.

Retour à l’hôtel où l’on retrouve le reste de la bande,  ressuscité grâce à une pause méritée.

Retour au restaurant U Kašpara, où aujourd’hui, la pression semble être redescendue.

 


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Jean Paul C


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