PORTO MONIZ

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07/03/2018 - Pays : Portugal - Imprimer ce message Syndication :

Ce matin, le ciel est très bas, tout est gris et il pluviote ; un temps qui n’encourage pas aux sorties. On marche au ralenti. On réduit nos ambitions de marche…

Le pied des montagnes se dégagent vers 10h, des arcs en ciel traversent l’horizon des falaises à la mer. On décide de longer la côte nord jusqu’à Porto Moniz. La carte routière dont on dispose est très détaillée, mais depuis son édition, les choses ont bien changé : nouveaux tunnels, routes côtières fermées à la circulation… Et bien sûr, rien sur les routes mal dégagées des rochers et  éboulis suite aux dernières tempêtes !

Ça n’empêche que les paysages traversés sont magnifiques : montagnes sombres tombant à pic dans l’océan, cascades tumultueuses, villages accrochés à d’étroits pans de terre, vignes ancestrales perchées sur des terrasses, …

Porto Moniz est le bourg le plus au nord de l’île et presque le plus à l’ouest. Elle a été construite sur un piton à l’abri des assauts de l’océan. Le récent quartier touristique a été construit sur une langue de lave qui s’avance dans la mer. Cet endroit de Madère attire les touristes car des piscines naturelles ont été aménagées dans les rochers de lave. Aujourd’hui, la mer est en forte houle et les vagues se fracassent sur les rochers noirs en projetant de puissants jets d’écume. Ce qui permet le renouvellement des eaux des piscines. Mais qui rend impossible la baignade !

Après un pique-nique improvisé un peu à l’abri du vent, on fait une petite promenade qui nous mène de ces piscines vers le vieux village. Puis on continue par les terrasses à vignes. Ici, on taille les vignes de sorte que les feuilles soient au-dessus de la tête et que les grappes pendouillent à portée de main. Bien sûr ce n’est pas d’actualité : la plupart n’ont même pas été taillées. Pour redescendre vers les piscines, on emprunte un étroit et pentu escalier.

Sur la route du retour, on s’arrête sur la plage de Ribeira da Janela : de beaux morceaux de falaise résistent aux assauts des vagues. Puis halte à Sao Vicente au centro de vulcanismo, qui propose une visite de près d’un kilomètre de tunnels. Ils ont été créés lors de l’éruption des volcans, par une intrusion des laves dans des fissures souterraines, lesquelles se sont évidées à la fin de la crise. Il y a un important réseau de tunnels qui se coupent et recoupent. La visite est guidée mais on ne comprend pas toujours tout. La partie « exposition » n’est pas la plus intéressante…

Retour au bercail accompagné par un beau soleil qui s’apprête à se coucher…

Décidément, ici, la météo est imprévisible. Et il n’y a rien à tirer des sites internet consultés !

En entrant dans nos appartements, nous sommes interpellés par la femme qui tient le gîte, et qui nous nous fait cadeau de beaux oignons et d’une énorme courge, produits du jardin de son père.


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Jean Paul C


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