PORT SAID

l
08/02/2012 - Pays : Egypte - Imprimer ce message Syndication :
Hier soir, au cyber café, le patron est fier de trouver son adresse dans le Lonely Planet. Ca ne l’empêche pas d’encaisser un maximum pour une connexion : 20 EGP l’heure ! prix spécial étranger prévient une affichette.
Sur la place principale, un tank et une automitrailleuse sont en faction, des militaires en tenue de combat font la circulation. Des jeunes discutent avec eux.
En allant vers le bord de mer pour y trouver un restau  (il fait un froid de canard), j’assiste à une fête de mariage. Les gens, joyeux sont ravis de me voir-là, et certains viennent faire un brin de causette. C’est un mariage de gens aisés, si j’en crois les soieries, les maquillages et les lourds parfums des femmes – les hommes, costard ou Puma, gominés ou gel. Les mariés sortent tout juste du local qui se tient derrière LA grande mosquée du bord de mer et que les passagers des navires franchissant le canal de Suez ne peuvent manquer de voir.
Une banda constituée d’une demi-douzaine de larges tambourins et d’un saxo entonne des airs endiablés et la petite foule acclame les mariés. La jeune mariée est belle, souriante, pimpante dans sa robe rose comme emballée dans une barbe à papa. Le marié a l’air super content de la bonne affaire, car lui je le trouve plutôt quelconque. Les musiciens font une ronde autour des mariés qui entament des pas de danses. Puis, le couple se sépare et deux cercles se forment. Chaque marié danse à l’intérieur avec des parents, amis ( ?). Un grand homme vient vers moi et le donne un cadeau : une petite tablette de chocolat ! C’est le père de la mariée. Des ados viennent me voir pour essayer leur anglais. Que des gens souriants ! Même, je le reconnais à leurs yeux plissés, chez des femmes intégralement voilées…
Le restaurant Abou Assam est vide. Peut-être parce qu’il est tard ? C’est un restau chic, ultra moderne. J’ai décidé de casser la tirelire, après l’épisode du train. Soupe de poisson, Kofta de poisson, Assortiment de salades. Je dîne un excellent repas sous la surveillance d’un écran plat qui diffuse en continu des vidéos de pèlerins tournant autour de la Kuba à la Mecque. Heureusement le son est discret. Et ici, il y a la WiFi …

***
Ce matin, grasse m    at. Le ciel gris est parti, remplacé par le soleil. Mais il fait toujours aussi froid. Première promenade pour voir le canal.  A l’embarcadère où une demi douzaine de ferries s’activent débarquant/embarquant piétions, voitures, attelage Un gros policier me prévient assez agressivement : pas de photos ! Chacun des ferries est en permanence sous la surveillance de trois militaires en arme. Le bateau vient à peine de quitter le quai que l’un d’eux me demande mon passeport ! Décidément ! La traversée dure un dizaine de minute. En face c’est Port Fouad.
Trois petits tours  en Asie et retour en Afrique !
A Port Saïd, je parcours la corniche : c’est une promenade piétonnière qui longe le canal en le surplombant. La vue sur les énormes porte-containers qui s’engagent dans le canal est impressionnante. Je fais un tour à l’office de tourisme ; là on m’affirme que les représentations du groupe Al Tambûrah qui ont lieu les mercredis au café El Negm sont suspendues, vu les événements. Tant pis !
L’immense plage est tristounette : des milliers de coquillages ont échoué sur le sable avec quelques déchets en plastic et la mer roule des vagues chargées de sable noir peu engageantes. Quelques transats, deux ou trois parasols, des kiosques fermés. Personne pour se promener.
Un soldat qui surveille la plage me demande pourquoi je photographie des tags…
La ville est traversée par de larges avenues. Celles du centre ville proposent aux piétons de larges arcades ombragées ; quelques cafés y disposent leurs tables et chaises. De loin en loin, il subsiste quelques maisons anciennes aux balcons en bois et fer forgé. Je tombe sur un bâtiment délabré qui porte encore la mention « Marché municipal » et son équivalent en arabe. Du toit, il n’en reste que quelques chevrons. Quelques échoppes : je commande des crevettes et des calamars frits roulés dans des pitas (6 EGP !).
Je passe l’après-midi à flâner dans les rues. Plusieurs fois des gens de tous âges me disent « welcome ». Beaucoup de banderoles, d’affiches électorales et de tags.
Seuls les policiers font la gueule. C’est normal vu les évènements qui ont eu lieu au stade de foot. Mais, à force de réflexion « no photos », on devient un peu parano, surtout qu’outre les militaires en tenue de combats, il y a plein de policiers en civil !


Imprimer ce message

Syndication :

Jean Paul C


Dans ce carnet

Connection

Newsletter / Suivi

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)