PAUL DO MAR – CABO GIRAO

l
10/03/2018 - Pays : Portugal - Imprimer ce message Syndication :

Le soleil est là, se disputant avec quelques nuages, mais ça devrait aller pour la sortie prévue à Paul do Mar. Il s’agit de réaliser l’itinéraire Rother 49, et dont la durée est de 6h. C’est donc nécessaire de s’assurer du beau temps. Mais les sites météo sont peu fiables ; reste le pifomètre.

Le site de Paul do Mar est diamétralement opposé à Santana. Il faut plus d’une heure pour y aller, dont la moitié dans les tunnels. C’est impressionnant ! Et des tunnels sont encore en construction ! Et ce ne sont pas des tunnels étriqués et bas de plafond, au contraire ! Très hauts, très large, souvent de trois kilomètres, éclairés sur toute leur longueur, avec de nombreuses sorties de secours, et dotés d’un réseau d’eau sous pression et de lances à incendie tous les cents mètres. Un petit hic : on peut doubler dans les tunnels et les gens qui ne respectent pas la vitesse (80km/h) ne s’embarrassent pas pour le faire. Il semble qu’il n’y ait pas de radar dans ce pays…

La rando démarre au pied d’un hôtel situé au bord d’une falaise, à 537m et descend à pic vers le bord de mer et le village Paul de Mar, par un beau chemin traditionnel pavé. Nombreux virages, rien de vertigineux. Attention seulement aux genoux. Par endroits, on essaye de dévaler pour les soulager…

Le village, qui par ailleurs est accessible en voiture par … un tunnel, est coincé entre la mer et la falaise et une bande réservée à la culture des bananes. La mer est houleuse, le soleil se fait rare et l’air est très humide. On fait une pause dans un bistro, pour contempler en contre-bas les vagues qui passent par-dessus la digue du petit port.

La remontée s’effectue par un chemin traditionnel à l’autre extrémité du village : de larges zigzags assez pentus, entourés de cactus et d’aloès. On tire un peu la langue, heureusement le soleil n’apparaît que rarement entre les nuées qui se forment au-dessus du rivage. Pause à nouveau à l’endroit où jadis il y avait un monte-charge ou treuil dont il reste quelques vestiges.

Lorsqu’on atteint le village de Faja da Ovelha qui est accroché à la pente, on se trompe un peu (il faut dire qu’il n’y a pratiquement aucun balisage) : il nous fallait trouver la levada nova et on l’a ratée. On la retrouve plus tard en contre-bas : on a grimpé trop haut…

Le vent s’est levé et on trouve un endroit à l’abri : on s’assoit sur le bord de la levada pour piqueniquer. Puis le reste de la randonnée est plutôt pépère : pas de dénivelée. Ce qui ne nous empêche pas de nous tromper une nouvelle fois à l’approche du village de Prazeres !

Alors qu’il nous reste 800 m pour retrouver la voiture, voilà qu’il se met à tomber une saucée ! On se précipite dans la supérette qui est juste là ; elle fait aussi bistro et on en profite pour faire une nouvelle pause nata (petit flan)…

Enfin on retrouve la voiture.

Pour visualiser cette randonnée, suivre le lien : https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/paul-do-mar-23159752

Sur la route du retour, c’est à nouveau plein soleil ! À l’approche de Funchal, on sort de la voie rapide et de ses tunnels pour aller voir le point de vue de Cabo Girao. C’est un miradouro unique à Madère : il a été construit au-dessus du vide au bord de la falaise à pic et qui est à 580m d’altitude. Et le plus extraordinaire, c’est le sol de la plateforme : il est en verre ! On voit donc sous ses pieds la mer en contre-bas !! Forte impression ! Les seuls à ne pas avoir d’appréhension, ce sont les mômes que rien n’impressionne ; par contre, les parents … On se demande comment ça se passe quand il y a plusieurs cars de touristes qui y débarquent leur cargaison…

Retour à la maison : il pleut de grosses averses à Santana !

On prépare le frichti de demain : estouffade à base de chouriço.

 


Imprimer ce message

Syndication :

Jean Paul C


Dans ce carnet

Connection

Newsletter / Suivi

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)