MUMBAI

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22/11/2008 - Pays : Inde - Imprimer ce message Syndication :

La nuit a été un peu bruyante : les voisins, de jeunes Français, se querellaient gentiment au sujet du temps passé sous la douche, et autres sujets importants ; et la fille, enrouée, haussait le ton entre deux quintes de toux… Les piaules (une douzaine) ont été aménagées avec des planches de contreplaqué qui ne vont pas jusqu’au plafond, ce qui fait qu’on profite de tous les conciliabules de l’étage. Au fond du couloir, des Américaines expriment bien joyeusement leur engouement pour l’Inde. Le bruit du ventilateur ne suffit pas à couvrir les voix.

 

Ce matin, réveil à 7h30. Je démarre lentement : j’ai des courbatures dues aux longues marches de la veille. Il fait déjà chaud et la douche (au fond du couloir…) fait du bien.

 

Ce matin, je décide de prendre le bateau pour aller de l’autre côté de la baie où il y a, parait-il, de belles plages. Après avoir fait la valise et quitté l’hôtel, je vais au coin de la rue où il y a un point internet : c’est un placard d’un mètre de large et deux de long où il y a quatre ordinateurs.

 

Alors que je m’escrime à me connecter sur Orange (« site inconnu » !), un type vient me voir et me demande si j’accepterais d’être figurant dans un film qui se tourne actuellement à Bollywood. Et pour m’allécher, il m’assure que j’aurai deux repas, des rafraichissements et un salaire de 400R ! Bien sur, j’accepte (un tour organisé à Bollywood coute 100 USD, selon le LP ) : rendez-vous demain à 8h devant le MacDo du quartier. Cette  offre est si bizarre que ça me semble être une plaisanterie. Mais le gars de la réception de l’hôtel (où, du coup, je suis revenu poser ma valise) m’assure qu’il connaît bien ce rabatteur et qu’il vient souvent ici recruter des figurants !

 

Changement de programme donc.

 

Je remonte doucement vers le quartier de la gare Victoria. Traversée du quartier des affaires qui n’a rien à envier, du point de vue du délabrement, à ceux traversés la veille. A deux pas de l’ultra moderne Stock Exchange, la chaussée et les trottoirs sont défoncés. A un coin de rue, deux vaches broutent le foin qu’une femme leur distribue à chaque offre faite par les passants, lesquels ne manquent pas de tapoter leur croupe.

 

Casse-croute dans un bistro où on se décarcasse pour me trouver une prise électrique. Délicieux plat végétarien, sauce murg. 

 

Pour réserver un ticket à la gare CTS, les touristes doivent aller à l’étage, guichet 52, et prendre leur mal en patience. Il y a déjà une queue d’une douzaine de touristes, assis sur des bancs jaunes, les sacs à dos bien remplis sur les chevilles. Il faut remplir un formulaire (ne pas oublier de le prendre au rez de chaussée) avec des informations du genre : N° du train… Ce formulaire sert de brouillon à la guichetière qui bientôt va rayer et corriger allègrement tout ce que chacun s’est efforcé de mettre… il faut un quart d’heure par demande. On change de guichetière, car c’est son heure de déjeuner ; bien sur, le gars (un africain) à qui elle était en train de préparer un billet, n’est pas content ; le ton monte et c’est le chef qui vient terminer le boulot. Arrive la nouvelle guichetière, rouge à lèvres violet et point bleu sur le front, saree jaune citron. Au bout d’une heure et demie, arrive mon tour. Je demande un billet pour le 25/11, destination Hyderabad. Il n’y a pas de 2 AC sleeper, uniquement des couchettes avec ventilateur. Je prends, on verra bien. Je suis complètement déshydraté et en sortant, j’avale le jus d’une noix de coco bien sucré et sa chair onctueuse. Un peu plus loin , je déguste un lassi qui sort d’un frigo. Chaleur étouffante dans la clameur des klaxons des taxis pendant que je vais à la gare de Churchgate. Pas trop de monde aux guichets, mais le gars me regarde avec des yeux rond lorsque je lui annonce Dadar (station à 6 km où se trouve la station de bus pour Lonavla) : un peu plus tard, je me rends compte que personne  dans les trains de banlieue ne s’inquiète d’avoir un billet ou pas. A ma grande surprise, les trains ne sont pas bondés, il reste même des places assises. Les gens sont scotchés aux entrées pour avoir de l’air. J’ai du mal à trouver l’endroit des bus, mais les gens sont gentils et m’aident bien. Cependant, comme à chacune de mes paroles, ils dodelinent de la tête (comme les petits animaux en plastic qu’on mettait sur la plage arrière des voitures), je ne sais jamais s’ils disent oui ou non !

 

Sur le chemin du retour, je m’arrête à  Mumbai Central, où se trouve la gare routière la plus importante. Dans le wagon, un travesti va de voyageur en voyageur en les tripotant un peu pour avoir une pièce. Il n’ose pas avec moi. Il récolte tout de même quelques sous avant la station suivante !

 

La  station des bus est déserte, la nuit est tombée et l’endroit est sinistre.Un gars me donne quelques renseignements sur les réservations.

 

Un peu plus loin, je fais quelques courses dans un supermarché, le seul truc un peu moderne de tout ce que j’ai pu voir jusqu’à présent. Contraste avec la gare routière !

 

En sortant, bouffe dans un petit restau animé où je mange un thali punjabi bien copieux.

 

 

 



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Jean Paul C


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