JOHANNESBURG – KESTELL

l
06/11/2018 - Pays : Afrique du Sud - Imprimer ce message Syndication :

Grosse nuit bien reposante. Debout à 7h30. Le ciel est un peu voilé. Des oiseaux inconnus de nous sont perchés dans les arbres du jardin et observent s’il n’y a rien à grignoter. Après le petit dej qu’on a passé à discuter à propos des récentes actualités, on va au centre commercial du quartier pour acquérir une carte SIM et des sous.

À l’agence Vodacom, on nous explique qu’on ne peut plus utiliser la carte qu’on avait achetée il y a deux ans, du coup on en prend une nouvelle avec un nouveau numéro : coût 1 Rand ! On achète quelques data et de quoi téléphoner. La vendeuse nous place la nouvelle carte dans l’appareil, et pour se faire, elle se sert de sa boucle d’oreille pour ouvrir le logement de la carte…

De retour à la maison, on charge les valises et on prend la route pour le Drakensberg. Le réseau d’autoroutes encerclant la vaste agglomération est assez compliqué et on a du mal à s’orienter. En plus, des travaux coupent la route et on est obligé d’entrer dans la ville encombrée pour la retrouver un peu plus loin… Aucune indication de déviation…

On finit par trouver la N3, l’autoroute qui va vers Durban, et on sort enfin de cette ville tentaculaire.

On atteint Heidelberg (une ville qui ici n’est pas loin de Frankfort !). On s’arrête dans un centre commercial tout neuf pour faire des emplettes en vue des prochains repas et piqueniques. Sur le parking, après avoir transféré nos courses dans le coffre, l’employé qui récupère les caddies, à notre grande surprise, nous dit quelques mots en français ; sur son badge, son prénom est Eric. Des personnes venues d’Afrique francophone viennent en Afrique du Sud pour trouver du travail !

L’autoroute N3 traverse un vaste plateau, aujourd’hui battu par un vent d’ouest tiède, qui pousse les nuages. D’immenses territoires sont laissés à l’élevage extensif, quelques troupeaux de bovins clairsemés errant parmi des herbages desséchés. De rares fermes à l’horizon, tous les dix kilomètres… La route est monotone, avec pour seule distraction les péages ! Peu de véhicules particuliers, plutôt des camions, la circulation est très fluide.  Limite 120 km/h. Quelques policiers derrière des jumelles …

On s’arrête à Villiers pour piqueniquer. On ne reconnait pas la ville où on s’était arrêté il y a deux ans… Elle paraît encore plus délabrée…

Bientôt on quitte l’autoroute pour prendre des routes secondaires afin de rallier Kestell. Limite 120km/h ! Il y a des trous dans le bitume !! Après quelques reliefs, la contrée devient plus verdoyante, mais, comme sur le plateau, il y a très peu d’arbres et encore moins de haies. Et presque aucune habitation.

Kestell est un petit bourg : une partie, la plus ancienne est au pied d’une colline avec de belles demeures et des jardins boisés, et une autre partie plus récente, occupe le vaste plateau en contrebas, avec des maisonnettes serrées, et bien alignées. L’horizon sud est barré par les montagnes du Drakensberg où des nuages s’accrochent encore. C’est la fin d’après-midi : les couleurs ocre s’accentuent avec le soleil couchant.

On trouve assez facilement l’auberge Karma backpackers où on est accueilli par une charmante dame de nos âges. Et dans la conversation, elle nous apprend que sa fille vit près de Toulouse et qu’elle-même revient il y a peu de temps de France où elle a parcouru des kilomètres sur le chemin de Compostelle ! L’auberge est une maison aux charmes du passé, agrémentée de nombreux décors, de meubles rustiques, d’un plancher craquant, dotée d’une cuisine à l’ancienne et occupé par un énorme chat. Notre chambre est vaste, mais il faut partager les sanitaires. Un grand jardin fleuri entoure la maison, et le verger sert de camping.

On va faire un petit tour  sur la colline derrière l’auberge puis dans le quartier pour profiter des dernières lueurs du jour. Personne dans les rues.

Dans l’auberge, en plus de nous, il y a trois couples de jeunes : dès qu’ils ont fini leur repas, ils s’occupent affalés dans les fauteuils, hypnotisés par leur portable… On fait notre petite popote dans la cuisine où tout est à notre disposition : couverts, gamelles, frigo, cuisinières, etc.

On se couche pas trop tard : demain on se lève tôt !


Imprimer ce message

Syndication :
Par jackie
le 07/11/2018 à 17:56:51
grand merci pour ton reportage

Laisser un commentaire

Jean Paul C


Dans ce carnet

Connection

Newsletter / Suivi

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)