Jinghong (Xishuangbanna - Yunnan)

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01/02/2008 - Pays : Chine - Imprimer ce message Syndication :

Hier matin, alors que je voulais quitter l'hôtel pour la gare routière, je ne trouve personne à la réception. Or j'ai mon bus dans une demi-heure ! J'appelle "Yakekun" ??  Seul le type qui fait office de gardien d'immeuble vient, et me fait signe que la réceptionniste est partie manger (geste manger du riz avec des baguettes) ; j'ai beau lui montrer la clé de la chambre, le billet de bus et le reçu comme quoi l'hôtel me doit 20Y, il se marre et me dit d'attendre. Je me mets à râler, ce qui attire du monde,  mais personne pour me donner mes 20Y en échange de  mon reçu ; pire, la plupart trouvent la situation cocasse, hahaha. Je fais le tour du comptoir, un peu énervé, avise un téléphone portable qui trainait là, et part avec en le montrant bien au personnel médusé (plus de hahaha). A la gare routière 10mn avant le départ, je trouve mon bus et place mon gros sac sous ma couchette. Je ressors du bus car il y a pas mal de gens qui circulent dedans et autour pour s'installer. Voila qu'arrive en courant la réceptionniste ! Echange de clé/portable contre mes sous, alors que le chauffeur pressait son monde pour embarquer ! Hé oui, voilà ma faiblesse ! Je peux péter une durite pour 2€ !

 La route qui, soit disant, devait durer 24h a finalement pris 26h30. Et je suis arrivé à Jinghong à 11h30. Le retard a été causé, dans l'ordre : par trois contrôles de l'armée avec à chaque fois une fouille complète des bagages, par la pluie qui rendait la chaussée glissante (on a croisé plusieurs accidents) et enfin, un arrêt de trois quart d'heure pour vider l'énorme coffre arrière du bus rempli de pastèques ! Apparemment, les trafics de pastèques sont tolérés. A un des postes de contrôle (juste avant un grand pont au dessus de l'Angry River), j'ai compté que les bus étaient systématiquement contrôlés, les voitures particulières, une sur deux, et les camions, un sur dix. Des militaires en marcels étaient en train d'en contrôler deux : un de sacs de ciment qu'ils perçaient avec de grandes épingles et un autre dont ils passaient les gros sacs de charbon de bois dans une énorme machine à scanner comme dans les aéroports !! D'autres militaires, à l'aide d'une planche à roulettes, regardaient sous les châssis des véhicules, d'autres encore passaient des tringles dans les parties creuses !
Le trajet suit une route sinueuse dans un paysage de moyenne montagne. Rester allongé pendant tout ce temps, c'est dur et les rares arrêts ne soulagent pas les crampes ; mais enfin, j'ai dormi mon compte de sommeil. A la fin du trajet, le couloir central est rempli d’épluchures de graines de tournesol, d’oranges voire de pastèques, malgré la vigilance de l’aide chauffeur.
A la gare routière de Jinghong (il fait doux, mais il pluviote), il y a une queue pas possible au guichet des cars pour Kunming. Ca va être encore la galère pour avoir un billet ! Je trouve assez facilement un hôtel pas loin (la réceptionniste me fait des grands gestes alors que je passe dans la rue) : pour 50Y belle chambre/sdb eau chaude. Agréable douche chaude.

Je descends une tonne de linge sale pour le donner à laver et pars vers l'agence des billets d'avion. Les avenues sont très agréables car bordées d'immenses palmiers et de bacs à fleurs ; les gens se promènent et la circulation est assez calme. Quelques pétards qui éclatent, c’est bientôt la fête !  A la compagnie d'aviation, on n’embauche pas d'employés anglophones mais on leur donne un livret rempli de phrases qui semblent répondre aux questions du LP ! Apres avoir épluché tous les vols et tous les tarifs possibles, on m'a déniché un vol le 07/02 pour Kunming pour 580Y (53E) ce qui fait que je vais passer les quatre jours des fêtes de la nouvelle année à Jinghong, à Kunming et à Canton ! Voila réglée l'épineuse question du retour vers Hong Kong !

Ensuite j'ai fait un tour en ville (qui n’a pas trop changée depuis 3 ans), traversé le pont au dessus du Mékong (ici, le fleuve s'appelle Lan Cang) ; au port (un grand nom pour parler d'une digue transformée en quai), j'ai enquêté pour savoir (par curiosité) quand il aura prochainement un bateau et, à ma grande surprise, il y a bien un bateau qui descend le fleuve pour aller à Chiang Saen en Thaïlande (le fameux triangle d'or) pour 800Y et met 12h ! Le prochain bateau part dans une semaine !

De retour sur la rive droite, je m'arrête devant la boutique du Forest Cafe ? C'est là qu'on avait réservé pour une randonnée de trois jours dans les villages alentours, il y a trois ans. Bien sur, la fille ne m'a pas reconnu, mais moi si ; on bavarde un peu (elle m'offre du pamplemousse) et elle me tiendra au courant en téléphonant à l'hôtel, si une randonnée se prépare. Ensuite je passe par la rue des marchands de jade, mais il n'y a pas grand chose qui me tente.

Il y a encore quelques petites ondées, mais la température est très agréable. Je passe dans un cyber café dont les ordis ont été nettoyés de tous les logiciels et c'est la galère pour lire la clé sur laquelle je prépare mes messages... Apres je vais manger au marché de nuit sur le bord du fleuve. Il se tient sous le grand pont illuminé qui traverse le Mékong (le plus en aval des ponts chinois) ;  il y a là un espace pour les guinguettes et les karaokés. Mais il n'y a pas grand monde et je choisis un resto où il n'y a personne ! Je commande un arrière de poulet grillé aux herbes et des pousses de bambous fraiches. Avec mon arrière de poulet, on me donne aussi  la tête... Le poulet est très bon et parfumé ; quant aux pousses de bambous, (c'est la première fois que j'en mange et qui ne sont pas en boite), elles sont cuites à la vapeur, croquantes et gouteuses.

 

 

 

 

 

 



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