CALDEIRAO VERDE + INFERNO

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12/03/2018 - Pays : Portugal - Imprimer ce message Syndication :

Super soleil ! Pas de vent ! On se bouge pour faire la rando Caldeirao Verde + Caldeirao Inferno qui en est la prolongation (Itinéraires Rother 27 + 28). On note bien qu’il y a des passages délicats pour ceux qui craignent le vertige et des passages délicats pour ceux qui sont claustrophobes.

Il y a des imprécisions sur le lieu de départ de cette rando : on se gare trop haut sur la route qui mène au Pico Ruivo. On trouve le bon parking dans un centre de vacances qui semble à l’abandon, alors qu’on marche déjà d’un bon pas. Le chemin qui longe la levada est presque une route tant il est large et bordé d’arbres majestueux. Assez rapidement on parvient aux Auberges à Queimadas. On peut démarrer la rando à cet endroit car il y a une petite route qui y parvient depuis Santana, mais c’est compliqué pour se garer.

Au-delà des auberges, après une belle forêt et un chemin assez large, on entre dans le vif du sujet : l’itinéraire suit bien la levada (sauf à deux endroits) mais le chemin est très inégal. Le plus souvent on marche sur le chemin de côté et qui est souvent embourbé, puis de plus en plus souvent on est contraint de marcher sur le muret qui est le bord côté vide et qui fait 40 cm de large. Ce muret est doté d’un garde-fou, mais il ne faut pas trop s’y fier. La végétation qui parvient à pousser sur les parois verticales (vers le haut comme vers le bas) modère l’impression de vide.

Quelques situations inattendues surviennent : de multiples cascades arrosent, parfois copieusement, le randonneur. On sort k-ways et parapluies ! Pour une fois qu’il y a du soleil à Madère, il faut qu’on soit sous la pluie tout de même ! Il faut parfois enjamber des arbres déracinés tombés dans la levada. Et il faut faire de la place aux randonneurs qui sont déjà sur le chemin du retour. Mais le clou, ce sont les tunnels : dans la première partie (Caldeirao Verde) il y en a 4 et dans la deuxième partie (Caldeirao Inferno), il y en a 8 ! Bon, sur le nombre, il y en a des petits dont on voit le bout. Mais pour les autres il faut sortir les lampes frontales ! Et là, attention ! Lorsqu’on regarde le sol pour éviter les grosses flaques d’eau, on risque de se casser la tête sur le plafond, et inversement, si on ne regarde que le plafond l’eau rentre dans les chaussures ! On s’est cogné plusieurs fois la tête…

Mais on a acquis la bonne technique : lever le parapluie (fermé !) comme si c’est une torche et qui alerte lors d’un abaissement du tunnel. Et pour les chaussures à ne pas tremper, on marche en écartant bien les jambes pour atteindre les bords un peu relevés. Ce qui fait  qu’on marche cassés en deux, tête, dos et genoux pliés, les jambes bien écartées tels les canards. Et le tout dans le noir… Il y a un tunnel qui fait tout de même plus de 200 m !

On parvient ainsi à la Caldeirao Verde, après 2h30 de marche, pour enchainer vers la Caldeirao Inferno. Pour notre opinion les difficultés sont identiques sur cette partie avec celle d’avant. Pourtant le guide Rother considère qu’elle est à classer « noire ». C’est dommage car la plupart des gens ne font pas cette deuxième partie, alors que c’est la plus spectaculaire. À noter : dans un des tunnels, le fracas d’une chute d’eau qui est impressionnant ! Arrivés vers 13h à la Caldeirao Inferno, on est surpris par l’ampleur du site : il faut s’imaginer au pied d’un demi-cylindre de plus de cent mètres basalte noir, lui-même partagé en deux par une abondante cascade. On pose nos sacs et on piquenique assis sur un gros caillou tout en contemplant ce haut mur abrupt.

On revient par le même itinéraire, où l’on croise de plus en plus de randonneurs. À Caldeirao Verde on fait le petit diverticule qui mène au cirque (semblable à l’Inferno).

La plupart des randonneurs sont des étrangers, dont un bon tiers de Français. Parfois on s’échange des infos, parfois on rigole des douches que l’on prend sous les cascades…

On est de retour à la voiture vers 17h, et on est un peu ratatinés…

Pour visualiser cette randonnée, suivre le lien : https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/caldeirao-verde-inferno-23210622

On descend à Santana pour quelques courses et aller voir la mer depuis un petit promontoire. De là descend un petit téléphérique vers une étroite plaine côtière occupée par des champs. Mais lorsqu’on arrive les employés du téléphérique ferment la boutique. Ce sera pour un autre jour…


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Par ChaLou
le 13/03/2018 à 07:52:28
Ouhlala ,quels aventuriers.
Mais l\'effort mérite récompense , ce qui semble réussi avec ces splendides paysages.
Nous sommes plus raisonnables Visite de Madrid et musée du Prado , mais aussi sous la pluie et le froid !

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Jean Paul C


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