BOGOTA – VILLA DE LEYVA

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21/02/2016 - Pays : Colombie - Imprimer ce message Syndication :

Debout à 6h30. On prend le petit dej en bavardant avec Ivan et sa femme. Véro réapprend son espagnol… Ils nous accompagnent (avec le chien) à la station Portal 20 de Julio. TransMilieno pour le Portal El Dorado. Le problème du dimanche, c’est que pour une même ligne, les bus changent de numéro par rapport aux autres jours de la semaine…

Le bus emprunte diverses autoroutes : plusieurs kilomètres de voies ont été interdites aux voitures et réservées aux cyclistes, rollers, joggers, etc. Des milliers de gens les empruntent. Il y a des points de ravitaillements et des lieux de réparation pour les vélos ! Comme il y a très peu de circulation automobile, et que les camions n’ont pas le droit de circuler, ça n’a pas l’air de gêner quiconque.

À l’agence Localiza de l’aéroport (la seule agence ouverte 24h/24 et 7j/7), pas trop de problème pour récupérer la voiture (toujours une Chevrolet Spark) que j’avais réservée. Vu l’expérience des routes des semaines précédentes, on n’est pas très sûrs de pouvoir accomplir le périple prévu… On verra bien !

Départ à 9h30. La prise en main de la voiture n’est pas plus compliquée qu’à Cali, mieux encore vue que la circulation en ce dimanche est réduite. On traverse le nord de l’agglomération de Bogota sans encombre, alors que le car que j’avais pris pour aller à Mongui avait mis plus d’une heure.

Petite pluie fine, le plafond est bas et, par endroits, il y a du brouillard.

Avant d’arriver à Tunja, on quitte l’autoroute pour prendre une petite route pas trop déglinguée, un raccourci pour la bourgade de Villa de Leyva. On s’arrête auprès d’une vendeuse de fruits au bord de la route. Elle vend de pêches ! Quel parfum ! On y goute et on l’adopte : on prend un kilo !

On traverse des paysages de montagnes dénudées, bouleversées par des plissements impressionnants. Arrivés à Villa de Leyva, on tourne un peu en rond (ou plutôt en carré !) pour trouver un endroit où se poser. Dans une petite rue à l’écart de la zone touristique, on dégote l’hospedaje Die Sonne, 90 000 COP (Kra 11 x C 15) où on nous propose, une belle chambre dans une maison traditionnelle, donnant sur un patio-jardin. On peut garer la voiture devant.

On passe l’après-midi à sillonner les rues et les places de cette ville qui a conservé son caractère colonial. L’immense Plaza Mayor est au centre du quadrillage. Églises, monastères, maisons coloniales, maisons plus ordinaires aux balcons fleuris, on arpente les gros pavés ronds ramassés dans une rivière où on se tord un peu les pieds.

On entre dans des cours intérieures de riches particuliers : parfois elles sont envahies par des marchands de toutes sortes, parfois elles sont aménagées avec goût et discrétion. Une curieuse maison : les bas des murs est décorés avec des brisures de grosses ammonites recueillies dans la montagne.

Cette ville a conservé son charme passé, avec un bémol toutefois : cette prolifération de magasins proposant aux touristes des objets de toutes sortes et dont l’origine n’a rien à voir avec la région (par ex : des éléphants sculptés en Thaïlande…). Cette belle ville est pour les habitants de Bogota, une destination facile pour le week-end, et ils viennent en nombre y déguster des cornets de glace, assis sur les marches de la Plaza Mayor. Un peu comme chez nous où dans les belles cités médiévales, les touristes regardent plus les objets à acheter, que les murs et les façades… De plus, les rues sont encombrées de voitures garées un peu n’importe comment. Ça n’ajoute pas au charme… Quant à l’atmosphère, elle est largement dominée par les odeurs de graillon des friteuses, de pizzas grasses et dégoulinantes, et de perros caliente (hot dog) …

Cette vision désagréable ne dépasse pas les deux rues principales, et au-delà d’elles, les quartiers sont plus tranquilles : la foule les ignore.

Repas de midi : une soupe et un quart de poulet frites (ici les poulets sont énormes)

Repas du soir : un masorcada (salade chaude à base de hachis de viande, grains de maïs, fromage fondu) et un burrito (crêpe emballant du jambon du fromage fondu et un peu de miettes de poulet).

 


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Jean Paul C


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