Avion pour Mumbai (Bombay)

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20/11/2008 - Pays : Inde - Imprimer ce message Syndication :

C'est la grande animation, ce matin à 5 heures, dans une des salles de l'aérogare : un important groupe de femmes et d'hommes âgés, vêtus d'amples habits blancs, attendent bruyamment l'embarquement vers la Mecque...

Inch Allah pour mon périple en Inde.

Le vol est direct depuis Bruxelles. Il y a la queue pour le passage à la fouille ; et là, pas de passe-droit ! Les cadres sup doivent tenir leur pantalon après avoir déposé leur ceinture sous les rayons, et les femmes voilées se font allègrement peloter, les bras écartés - il faut bien déjouer la menace terroriste.

Une odeur épicée flotte dans l'avion, où les hommes indiens sont une trés large majorité. Mon voisin, l'avion à peine décollé, regarde sur l'écran plat incrusté dans le siege de devant, une comédie musicale dans laquelle une touriste occidentale est partagée entre deux prétendants indiens et à l'avenir plein de promesses. Une voisine suit avidement un drame où une jeune femme, harcelée par sa famille et sa belle famille, éclate en sanglots lorsqu'elle lit "no" sur le test de grossesse... Autres temps, autres m½urs...

Le programme, outre les jeux et les news, propose une large gamme de films indiens : 5 comédies, 5 drames, 5 films pour les jeunes, 5 grands classiques, pleins de film en langues régionales (Tamil, Punjabi, Marathi, Gujarati, Malayam, Bengali, Kannada, Telugu et enfin des films internationaux (30 en Anglais, 2 en Chinois, 2 en Arabe et ... 1 en Français. Je regarde donc "Nos 18 ans", un histoire improbable de jeunes qui "préparent" leur bac avec légèreté, et où le héros est aidé par son prof de philo qui est par ailleurs le père de sa copine... Puis un autre qui se passe au Kerala où un fermier se décide d'apprendre à lire, puisque ses filles vont à présent à l'école. La problématique de la scolarité vue sous un autre angle...

Un repas est servi : mon voisin a la main droite bien occupée car il mange avec les doigts, et entre chaque bouchée, zappe sur l'écran tactile...

On pourrait arriver en avance , mais manque de chance, il faut faire des ronds dans le ciel (5) au large de Bombay.

L'avion atterrit approximativement sur la piste, à la grande frayeur de quelques passagers. Il est 11h 30 du soir (8 h de vol) ; il y a 4H30 de décalage horaire. On installe un petit escalier mobile pour faire sortir les 280 passagers du Boeing par une seule porte. Bousculade. Une bouffée d'air chaud et humide à 30 degrés. Deux autocars grinçants et brinquebalants font la navette avec l'aérogare en pleins travaux. C'est rapide pour les formalités, mais c'est la confusion du côté des bagages.

Dans le couloir de droite qui mène à la sortie, des bureaux de change proposent bruyamment leurs services (onéreux : 1 euro = 59 roupies avec les taxes à déduire, reste 58) et il n'y a pas d'ATM pour leur faire concurrence. Juste en face, se tient le bureau des taxis prépayés pour Bombay qui est à 30km. 390 roupies. Je trouve que c'est plus que prévu : forcément, il m'a compté 4 bagages de plus ! le coquin a du refaire son ticket 3 fois pour finalement me le faire à 330 R. En sortant du hall, un barrage tient à distance une foule de gens qui attendent les passagers, qui  avec des écriteaux, qui avec des grands gestes, tous, criant abondamment ! En longeant le trottoir, je trouve  (dans la semi obscurité) ce qui pourrait chez nous s'apparenter à un casse-auto : c’est l' immense parking des taxis. Une bonne âme m'aide à trouver  le mien : il est tout logiquement le dernier de la file. On hèle le chauffeur qui bavarde au loin avec ses copains de secte. Le coffre est verrouillé par une chaine et un  gros cadenas. En ouvrant la portière, celle-ci manque de rester dans mes mains.... La bonne âme me propose de me débarrasser de mes euros !

Après une embrouille au guichet de contrôle et les embouteillages dus aux travaux à la sortie de l'aéroport, direct le centre par la grande route à 10 voies. Finalement, si les vitesses renâclent un peu, le moteur tient le coup, et le conducteur ignore les feux rouges. Les rues du centre sont un peu désertes et je ne vois pas de gens dormir sur les trottoirs ou dans les encoignures de porte, comme ce fut le cas lors de mon premier voyage.

On m'attendait à l'hôtel (Welcome Hotel) ; et heureusement j'ai gardé le mail indiquant le prix (1270 + taxe), car le réceptionniste de nuit voulait me faire payer 200 de plus pour l'air conditionné. La chambre est grande (trois lits !!!) et super clean, de même, les toilettes et douches communes qui sont au fond du couloir. Il y a une flopée de garçons d'étage qui doivent bien s'ennuyer à cette heure tardive. J'ai du mal a m'endormir...

 

 



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Jean Paul C


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