AHMEDABAD

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21/01/2009 - Pays : Inde - Imprimer ce message Syndication :

La nuit dans le train fut pénible. Pourtant au départ, j’étais seul dans mon groupe de six couchettes, et les jeunes qui bavardaient à côté se sont endormis assez vite. C’était même agréable d’entendre le bruit des roues sur les rails tactac –tactac : dans mon enfance, je m’endormais sur cette berceuse quand nous allions en vacances à Menton…

 

Mais, vers minuit, une horde de gens parlant fort, allumant les lumières, avec des bébés qui crient et des mômes qui grimpent en rigolant sur les couchettes, puis polémiquant avec le contrôleur au sujet d’une place, a occupé les places restantes, ce fut crispant.

 

Ce matin, réveil un quart d’heure avant l’arrivée du train à 05h 05, pile poil à l’heure. Je me cale dans un petit restau de la gare pour prendre un petit dej et me réveiller.

 

Vers 6h, il fait encore nuit et je décide de remonter à pied Relief Rd (3 km) pour rallier lentement le quartier des hôtels. Je suis abordé par vingt mille rickshaws dont la moitié ne se contentent pas de mon ferme « no, thank you ».

 

L’hôtel Volga, complet ; l’hôtel d’à côté, pareil ! Aïe !

 

Je trouve dans une petite rue non loin, le Good night hôtel, tout à fait convenable qui me propose une chambre 20 m2 tout confort pour  500 Rp. Je teste tout de suite l’eau chaude qui arrive brulante au bout de 5mn de robinet ouvert. Douche. Et je m’empresse pour aller au RV à 8h pour un tour guidé de la vieille ville.

 

La guide, mes cinq coéquipiers indiens et moi, allons par les ruelles du temple hindou Swaminarayan, bien animé et bruyant des cloches et des prières, à la mosquée Jama quasiment déserte. Ces ruelles ont chacune une histoire liée à la communauté qui y habite. Ces quartiers, les « pol », rassemblent chacun une sous caste bien précise, d’une religion bien précise. Pour entrer dans un pol, on passe sous un porche et, autrefois, un gardien surveillait depuis une petite fenêtre les allées et venues. Les vieilles maisons de bois (balsa) et de briques seraient plus résistantes aux tremblement de terre que les construction récentes. Nombreux sont les balcons, les piliers sculptées de fleurs ou d’animaux mythiques, les étals comme au moyen-âge. Chaque pol (chaque sous caste) possède son temple (hindou ou jaïn) ou sa mosquée, entretenu par les gens du quartier. On entre dans un temple jaïn, où, d’une part, il est interdit de photographier et d’autre part, il est interdit d’accès aux femmes ayant leurs règles (pour le pas troubler l’esprit pur et sacré des lieux). Dans un temple hindou, des dévots sont en train de changer les habits des divinités en statues de marbre (ce qui se fait quotidiennement). La déesse Rama est tout noire avec des yeux exorbités tout blancs. Dans un autre temple hindou, on est ébahi devant une machine à sonner les cloches, à taper du tambour et  à sonner le gong. 3 en 1, souligne la guide. La mosquée, quant à elle, elle a emprunté aux hindous et aux jaïn beaucoup de motifs décoratifs : lotus, arbre de vie, entrelacs, etc…

 

A la sortie de la mosquée, un camelot a installé sa roulotte : il vend des culottes de femmes et des soutiens-gorges très colorés.

 

Je continue la promenade à mon compte. Le camion distributeur d’eau va passer : les habitants et les commerçants ont installé leurs baquets à remplir en rang devant leur maison. Dans le marché poisson/viande du quartier musulman, c’est un peu raide sur les odeurs. Sur les toits des maisons alentour, de gros rapaces guettent les morceaux de gras et de tendons délaissés par les bouchers, et les attrapent avant les chiens errants.

 

Dans une rue, devant quelques restaus plutôt frustres, des dizaines de gens dépenaillés attendent accroupis sur le trottoir. Je demande ce qu’il se passe. Le cuisinier devant sa grosse gamelle de dal me montre une pancarte, illisible pour moi ; mais quelqu’un m’explique que, si on donne de l’argent, les pauvres pourront avoir une ration de chappatti et de dal. Voilà justement un type qui jette 50 Rp et 5 mendiants du premier rang se précipitent dans le restau…

 

Plus loin, même scénario global, mais avec des éléphants : ceux qui donnent des sous au marchand de bananes, un des deux éléphants peut engloutir une main de bananes…

 

Sous le pont Nerhu, des dhobi-wallah (blanchisseurs) frappent le linge avec énergie sur de larges dalles. Peut-être que le linge que j’ai donné ce matin à l’hôtel, est là…

 

Je passe l’après midi dans le quartier de l’autre côté du fleuve ( la nouvelle ville) à la recherche de magasins. J’en visite plusieurs et constate que les prix sont à peu près les mêmes que dans le fin fond du Kutch où on les fabrique. Je tombe même sur un magasin dont les soldes viennent de débuter et c’est moins 15% sur tous les articles en tissus ! Je crois que je vais expédier un colis !

 

Je rentre à l’hôtel avec mes achats et m’organise pour remplir un carton que le marchand m’a déniché dans sa cave…

 

 

 



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Jean Paul C


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